L’atelier

Mon objectif est l’optimisation des propriétés mécaniques de l’acier par l’utilisation de procédés de fabrication contrôlés et reproductibles. Cette approche technique permet de garantir une géométrie précise et une structure cristalline conforme aux contraintes d’utilisation professionnelles.
La Forge à Induction : Plus éthique, plus précise
L’induction électromagnétique offre une alternative techniquement supérieure au charbon par sa capacité à générer de la chaleur directement dans la masse métallique. Ce procédé est plus propre : il réduit les émissions de CO2 de plus de 95% (sur la base du mix électrique décarboné) et élimine totalement le rejet de particules fines PM2.5 dans l’atelier et surtout dans l’environnement de la forge. Avec une puissance de 25 kW, la chauffe est plus rapide, ce qui limite le temps d’exposition du métal à l’oxygène. Il en résulte une décarburation de surface réduite et une préservation de la section utile de l’acier, garantissant ainsi une base saine pour la suite du forgeage.


La Presse Hydraulique : Structure et Équilibre
La presse hydraulique se distingue par l’application d’une contrainte de compression lente et continue. Contrairement au marteau-pilon, ce mode de déformation à moins de chance de fragiliser le métal, car il évite les ondes de choc susceptibles de créer des microfissures internes. Le travail est plus homogène : la pression pénètre jusqu’au cœur de l’acier, assurant une structure granulaire régulière. L’utilisation de cales de précision permet une répétitivité dimensionnelle rigoureuse, essentielle pour la stabilité des séries d’outils. L’enclume et le marteau sont ensuite utilisés pour les étapes finales de rectification géométrique et l’ajustement de l’esthétique qui est également ma marque de fabrique.
Four de traitement thermique : La Précision
Les traitements thermiques définissent les propriétés mécaniques finales de l’outil (dureté, résilience). L’usage d’un four électrique avec régulation est plus fiable que la forge au charbon, car il permet de maintenir une température stable à ±1∘C. Cette précision est indispensable : un écart de température de 6% suffit à altérer la structure de l’acier, soit par un grossissement du grain (fragilité accrue), soit par une transformation martensitique incomplète (dureté insuffisante). Le contrôle rigoureux des cycles de chauffe et de maintien garantit que chaque outil répond précisément aux contraintes techniques de son usage prévu.
